Saturday, November 19, 2005


Ha! Now this one came very interestingly into Faye's Feng Shui reading today, as one of the things she already did do right: a cunningly placed little bagua mirror in her 'career' sector, i.e. facing front door, representing the element water, and keeping things moving and dynamic there; and it still seems "hot to trot"? Will this full moon never end (it seems the longest ever, lol!)? All good though, but tiring... it seems you can do almost anything with "smoke and mirrors" (or did I just channel Magician + Moon?) hehe

Mordechaï Gafni in Tikkun Magazine Jan. Fév. 2003.

Traduction Spartakus FreeMann, Nadir de Libertalia, novembre 2005 e.v.



La Shekhinah est la Divinité féminine. Son nom signifie Présence,
« celle qui réside en toi ». Elle est la présence, la poésie, la
passion. Elle est la force nourrissante de Dieu qui se meut de par le
monde. Elle est l'éros, la sensualité, la force d'amour sous-jacente
qui connaît nos noms et nourrit tous les êtres.


Les tragiques miroirs du Désir.

Le fantasme et l'imagination détiennent les clés de nombreuses portes,
la moindre n'étant pas celle de notre liberté.

Une histoire racontée par les maîtres de la sagesse suggère que c'est
l'imagination érotique des femmes juives en Égypte qui a produit le
mouvement de leur libération de l'esclavage.

Le Pharaon avait insisté pour que les esclaves mâles dorment dans un
champ séparés de leurs épouses. Les femmes, en contradiction avec le
décret de Pharaon, visitèrent leurs maris dans le champ. Leurs époux,
cependant, tombés sous l'oppression de l'esclavage, avaient perdu leur
pouvoir. En retour, les femmes trouvèrent des outils afin d'évoquer le
désir de leurs époux – des miroirs. Avec ceux-ci, elles excitèrent
l'imagination de leurs maris, même lorsque leur corps ne répondaient
pas. Les femmes, tenant les miroirs de manière à refléter leur beauté
physique, excitaient les hommes en disant « Regarde, je suis plus
belle que toi ».

Les miroirs augmentèrent le jeu sexuel car ils amplifient la qualité
de l'imagination. Tout comme avec l'imagination, le miroir nous offre
une image qui nous permet de voir d'une manière qui nous était
auparavant cachée. Tenez un miroir devant vous et vous verrez soudain
derrière vous.

Grâce aux miroirs de l'imagination des femmes, les hommes purent
retrouver leur vision, voir les images perdues de la beauté sexuelle
de leurs femmes que le fardeau oppresseur de l'esclavage avait rendu
invisible. Avec surprise, cependant, ce ne sont pas leurs propres
corps que les femmes montrèrent aux hommes, à la place, elles
reflétèrent le corps des hommes vers eux-mêmes, les obligeant à voir
leur propre beauté. « Regarde, je suis plus belle que toi ». Les
miroirs sont un outil de l'imagination car ils permettent de voir des
images de nous-mêmes qui seraient autrement inaccessibles.

Selon une tradition biblique, ce jeu érotique des miroirs était
lui-même le commencement de la libération. Dans le jeu érotique,
l'imagination est engagée. Une fois que les femmes enseignèrent aux
hommes à accéder à nouveau à leur imagination, les images de la
liberté ne furent pas longues à suivre. L'Exode de l'esclavage n'était
plus qu'une question de temps.

Une imagination sexuellement érotique fut donc le modèle et le
catalyseur d'une imagination politiquement érotique.. A ce sujet, le
Talmud dit : « Au mérite des femmes justes, les hébreux furent sauvés
d'Égypte ! » Lorsque nous pensons à un groupe typique de femmes
« justes », rarement imaginons-nous une troupe de femmes armées
d'objets sexuels s'en allant séduire leurs hommes dans les champs. Et
pourtant, c'est ce que le Talmud nous dit. Le fait que notre idée de
la justesse soit en contradiction avec la sexualité est un autre
triste exemple de l'exil de la Shekhinah.

Le grand Exode débuta par un homme qui fit un rêve. Il était connu
sous le nom de Nun, un esclave hébreu sous le loi d'Égypte. Un matin
il se réveilla, abasourdi par ses rêves de la nuit. Il avait rêvé ce
qui semblait inimaginable : il avait vu un temps où les hébreux
seraient libres! Plus que libres, ils étaient de courageux guerriers
responsables de la dignité de leur propre destinée. La nouvelle de ces
rêves se propagea. Il est dit que l'espoir enflammé par cette vision
déchaîna les dynamiques de la révolution qui mena enfin à la liberté.

Bien que cela puisse prendre de nombreuses années dans le monde de la
realpolitik, ce rêve fut le véritable commencement de l'Exode.
L'esclavage finit lorsque nous pouvons nous re-imaginer en tant que
personnes libres. Nun n'était autre que le père de Josué, le
successeur de Moïse qui mena le peuple vers la Terre Promise. Toute
liberté commence avec notre volonté de nous tenir debout et de dire
« J'ai un rêve ! » Et même si nous n'obtenons pas la Terre Promise,
nous pouvons mettre en mouvement les courants de la rédemption qui
guérira notre monde. Si nous n'arrivons pas là, nos enfants le feront.
La génération entière de Nun mourut avant d'atteindre Canaan.
Cependant tous leurs petits enfants grandirent dans la Terre Promise.


La Possibilité de la Possibilité.

Le prophète de l'imagination Nikos Kazantzakis écrit : « Vous avez vos
pinceaux et vos couleurs, peignez le paradis et allez-y ». C'est une
proche description de l'esprit qui anime le rituel biblique qui
célèbre chaque année l'Exode de l'Égypte. Chaque année à
l'anniversaire de l'Exode hébreu, les gens se rassemblent pour un
rituel mythique et biblique, la Pâques. Contrairement aux autres
commémorations, celle-ci évolue non autour du souvenir mais de
l'imagination.

Le principe de cette fête est « chaque personne est obligée de se voir
comme si elle quittait l'Égypte ». Cet épigramme talmudique, le mantra
guidant le rituel, est expliqué par les kabbalistes comme une
invitation à une re-imagination personnelle fantastique. Vous êtes en
Égypte – votre propre Égypte personnelles. L'Égypte, Mitsraïm en
hébreu, signifie littéralement « le lieu étroit », le passage étroit
du flux de notre vie. L'Égypte – signifie kabbalistiquement la gorge –
symbolise tous les mots qui restent en travers de notre gorge; les
mots que nous ne disons jamais. Les histoires de nos vies qui restent
non vécues, non-chantées, non imaginées.

Nous sommes des esclaves. L'esclavage pour le kabbaliste est
principalement une crise de l'imagination. Par conséquent, la guérison
de l'esclavage est un rituel de l'imagination. Pendant une soirée
entière, nous devenons dramaturges, chorégraphes et acteurs inspirés.
Nous re-imaginons nos vies comme premier pas de notre cheminement vers
la liberté. Comme Georges Bernard Shaw nous le rappelle :
« L'imagination est le commencement de la création. Vous imaginez ce
que vous désirez; vous désirez ce que vous imaginez; et enfin vous
créez ce que vous désirez ».

Dieu est la possibilité de la possibilité – l'imagination sans limite.

L'imagination n'est pas un jeu infantile. C'est une réalité
spirituelle invoquée par l'enfant sacré intérieur. Le Dieu que nous ne
créons pas n'existe pas. Oui, il y a une force divine qui existe
au-delà de nous. Cependant, il y a également une puissante
manifestation de la divinité qui est nourrie par notre être. Nous
sommes des miroirs érotiques de Dieu. Le premier ensemble de lettres
dans la Bible, « bereshit bara Elohim... » peut être relu comme
« b'roshi tbara elohim » - « en mon esprit Dieu est créé ».

Rebbe Mordechai - © 2003-2004 Tikkun Magazine.

1 Comments:

Blogger Sebastian Aristos said...

Nice card. Gotta love those magic mirrors.

11:19 am  

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